Regards sauvages

Un silence pesant s’abattit sur la pièce, seulement troublé par le souffle lourd de l’ours. Hana n’osa bouger. Elle fixait ses yeux sombres, y lisant non pas de la menace, mais une profondeur sauvage, presque ancestrale. L’animal se tendit, grogna faiblement. Le sol vibra. Pourtant, aucune agressivité dans son attitude.
Hana se força à relâcher ses épaules, à montrer son calme. Elle ne voulait pas être perçue comme un danger. Il y avait, dans l’air, une tension palpable, mais ce n’était pas celle de la violence. C’était celle du désespoir. L’ours n’était pas venu livrer bataille. Il était venu livrer quelque chose de bien plus précieux.

