Derrière la porte

Alors que les alarmes hurlaient et que les employés fuyaient en tous sens, Hana s’avança lentement vers la bête. Ce n’était ni courage ni inconscience : c’était une pulsion instinctive, viscérale. Elle murmura des mots calmes, presque maternels, les yeux fixés sur le paquet de fourrure que l’ours tenait encore. L’animal l’observa, attentif, presque humain.
Puis, sans violence ni menace, il suivit Hana dans un couloir désert. Elle ouvrit une chambre d’examen vide, le laissa entrer, puis referma doucement la porte. Le loquet claqua derrière elle. Elle se retrouva seule avec un prédateur. Pourtant, ce qu’elle ressentait n’était pas de la peur, mais une intense urgence. Cette intrusion n’était pas un acte de sauvagerie, c’était une demande d’aide, désespérée et muette.

