Le retour pressé

Le chemin du retour fut rapide et tendu. L’air semblait plus froid, la nuit plus dense. Hana gardait les créatures blotties contre elle, les enveloppant de couvertures et de chaleur humaine. L’ours marchait à leurs côtés, épuisé mais résolu. Les arbres s’écartaient comme pour les laisser passer.
Steve prit les devants. « On explique plus tard. Il faut les ramener, vite. » Lorsque les lumières de l’hôpital réapparurent, Hana sentit les larmes lui monter. Ils avaient accompli quelque chose d’impossible. Et pourtant, le plus important restait à faire : les sauver.

