Lignes de vie

Lentement, les créatures furent remontées une à une. Petites, tremblantes, blotties dans des tissus, elles ne résistaient pas. Hana les accueillait dans ses bras comme un berceau vivant. Elles étaient légères comme des plumes, si faibles qu’un souffle aurait pu les emporter.
L’ours allait et venait nerveusement, reniflant chaque nouveau venu avec des grognements courts mais soulagés. Peter remonta le dernier, couvert de poussière, mais indemne. « Ce ne sont pas des animaux sauvages. Pas tout à fait. Elles attendaient… quelqu’un. Et c’est cet ours qui les a protégées. » Hana les compta : cinq. Mais le poids de la découverte dépassait largement ce chiffre.

