Sirènes dans la nuit

Depuis les couloirs lointains, le hurlement strident des sirènes approchait. À travers les vitres, les lumières bleues et rouges clignotaient, annonçant l’arrivée imminente des forces de l’ordre. Steve se raidit. Hana hocha la tête, le visage grave. « Il faut protéger l’ours. » Quelques secondes plus tard, la porte principale vola en éclats, laissant entrer une vague d’agents armés.
Hana courut à leur rencontre, bras levés. « Stop ! Ne tirez pas ! Il ne nous attaque pas ! » Les policiers échangèrent des regards perplexes. Elle les mena jusqu’à la chambre, cœur battant. À travers l’encadrement de la porte, ils virent la scène : un ours penché sur une créature blessée, veillant, paisible. Ce n’était pas une menace, c’était un deuil.

